Ce n’est un secret pour personne : habiter à Paris, Londres, New York ou San Francisco coûte cher. Très cher. Trop cher pour certains qui se voient contraints de renoncer… ou d’innover.

C’est sur ce constat que s’est récemment développé le modèle du co-living. Le co-living, qu’est-ce que c’est ?

Inspiré de la colocation, des communautés, kibboutz et autres phalanstères, le co-living propose un habitat au cœur des « villes monde », où se mêlent au sein d’un même immeuble dédié, espaces de vie partagés et chambres individuelles. Jusqu’ici, rien de particulièrement innovant, direz-vous.

Sauf que le co-living ne s’arrête pas là : en plus de décliner les services qu’on retrouverait classiquement dans un appart’hotel comme la fourniture du linge de maison et le ménage, les résidences en co-living offrent une maison « all inclusive » : cours de cuisine, de sport, de yoga, voyage organisé, volontariat, réductions exclusives pour des concerts,…

Le credo du co-living ? Proposer un large ensemble de services, poussé au bout de sa logique et inspiré directement de la vie à l’hôtel et du coworking. Les start-up du co-living se positionnent là où location et colocation classiques ne peuvent rivaliser : avec un modèle basé sur des services impossible à proposer sans économie d’échelle.

L’argument de vente est simple : le loyer est aussi cher que pour une location classique, contrairement à une location du reste du marché, elle inclut tous les services que l’habitant n’aura plus à dépenser par ailleurs, y compris en ce qui concerne son budget sortie, aménagement, ou décoration, l’expérience de la flexibilité en supplément.

Car à l’ère numérique, le pari du co-living est bien celui du Home as a service : on peut ainsi prendre possession de sa chambre sans autre jeu de clé que son smartphone, verrouiller ses casiers de la même manière, et chacune des dépenses peut être suivie au millimètre grâce aux appareils connectés. Smart, n’est-ce pas ?

L’expérience proposée est pensée pour offrir « le luxe abordable » : le nouvel arrivant n’a plus qu’à poser ses valises, et peut profiter d’un mobilier transformable pour l’adapter à son style. S’il souhaite changer la couleur des murs de sa chambre, il lui suffit de quelques clics pour recevoir un papier peint pensé pour ne laisser aucune trace quand on le décolle.

 

Particulièrement adaptées au marché américain, les start-up telles que Ollie, Common, ou Hubhaus comptent ainsi disrupter l’offre de logement en séduisant les jeunes actifs bardés de diplômes entrant sur le marché du travail.

Ollie a ainsi déjà conquis New York et Pittsburgh, et ouvrira à Boston, Los Angeles et Jersey City en 2019. Un de ses concurrents, Common, propose déjà 14 bâtiments en co-living entre New York, Chicago, Washington et San Francisco. Le phénomène s’étend progressivement à l’Europe, en commençant par Londres (Lyvly) et Berlin (HappyPigeons).

Entre multiplication des services, fluidité d’une expérience où se mêlent les codes du luxe et de la co-working community, « l’expérience locataire » proposée par le co-living frappe fort. Cependant, ce package bien conçu ne suffit pas à emballer tout le monde.

Si en tant que jeune actif, l’expérience peut être tentante, tout le monde n’est en effet pas prêt à vivre au sein d’une large communauté.

A quand le parcours expérientiel du home as a service pour des appartements familiaux, des résidences pour personnes âgées, ou encore, pour des personnes préférant vivre seul ?

Lorraine DE MONTENAY

Lorraine DE MONTENAY

Consultante

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